Dans une interview sur InfoQ, le créateur de Scrum revient sur la pratique de Scrum chez Nokia et les règles qui déterminent si une équipe utilise Scrum correctement.
Avant même de chercher si Scrum est bien utilisé, il y a un premier filtre d'agilité : le développement incrémental, qui suppose, par ordre de priorité, de staisfaire les critères suivants :
- un développement découpé en itérations
- des itérations courtes
- des itérations dont la date de fin est fixée par avance
- des itérations qui produisent un logiciel qui tourne
- des itérations qui démarrent sans que les spécifications techniques détaillées soient connues
- des itérations qui incluent des tests dans le cadre du dev
Une fois que ces critères sont satisfaits, on sait que l'équipe a un processus itératif agile.
Ensuite, pour utiliser Scrum il est impératif d'avoir un Product Owner; Jeff Sutherland insiste : pas de product Owner = pas de Scrum. De plus :
- le product owner doit avoir un backlog de produit qui liste les fonctionnalités souhaitées
- le backlog de produit doit être prioritisé par valeur business
- les fonctionnalités du backlog doivent avoir une estimation de coût
Sans ses trois critères, le développement selon Scrum ne peut pas fonctionner.
Enfin, l'équipe qui développe doit :
- avoir un burndown chart qui lui permet de savoir où elle en est de son itération
- être libre de s'auto organiser
Une mise au point bienvenue et intéressante par la hiérarchisation des critères Scrum qu'elle introduit ou rappelle : par exemple on oublie facilement qu'il est impossible de mener un projet Scrum si le product owner n'est pas en mesure d'évaluer la valeur business et le coût technique des fonctionnalités envisagées, ou si la date de fin des itérations n'est pas figée.
Cent fois sur ton métier, remets ton ouvrage...